JE – Les processus de (dé)subjectivation à l’épreuve de l’enquête sociologique

Les recherches en sciences humaines et sociales mobilisant les concepts de « subjectivation » ou de « désubjectivation » sont au centre de grands débats théoriques (Martuccelli 2014). Ces travaux tentent d’analyser les processus qui permettent l’expression du sujet, ou au contraire son contrôle ou sa négation dans des champs d’étude variés : les mouvements sociaux, les féminismes, la santé, la religion, la sexualité, etc.

Toutefois, peu d’auteur-e-s proposent des outils afin d’observer ces processus de (dé)subjectivation sur leurs terrains de recherche. Malgré les controverses théoriques que suscite la construction de la notion même de sujet (entre un sujet en amont de l’action ou celle d’un sujet qui ne lui préexiste pas) et ses usages par les différentes théories de la (dé)subjectivation, les questions méthodologiques sont souvent restées à l’écart. En effet, mise à part l’intervention sociologique développée par Alain Touraine (Touraine 1978), l’usage très fréquent des outils méthodologiques « classiques » (observation ethnographique et différents types d’entretiens)  pour saisir ces processus a été très peu interrogé.

Comment analyser la (dé)subjectivation tout en évitant les biais de l’essentialisation ? Comment, en tant que chercheur/euse, déterminer ce qui relève de l’assujettissement ou de la résistance du sujet ? Dans quelle mesure l’analyse sociologique reflète-t-elle la subjectivité du/de la chercheur/euse ?

Ces quelques interrogations pointent l’imbrication particulière des enjeux d’ordre méthodologiques et théoriques dans l’étude de la (dé)subjectivation et la nécessité de les examiner conjointement pour mieux appréhender la pluralité et la complexité de ces processus.

Cette journée d’étude, organisée par les doctorants du CADIS, propose ainsi de poursuivre ces débats en effectuant un « retour au terrain » en interrogeant les différentes méthodes de dévoilement des processus de (dé)subjectivation. Deux axes de réflexion sont proposés :

1.  Comment étudier les processus de (dé)subjectivation au niveau microsociologique ?
2.  Quelle place a la subjectivité du/de la chercheur/euse dans l’étude de ces processus ?

Instructions aux auteurs

Cette journée d’étude a pour objectif de valoriser les différentes méthodes de « dévoilement » des processus de (dé)subjectivation par les doctorant-e-s et jeunes chercheurs/euses.  En partant de ces réflexions théoriques et méthodologiques autour des processus de (dé)subjectivation, les communications qui abordent ces deux axes seront privilégiés. Le comité scientifique sera particulièrement attentif aux propositions issues de travaux empiriques.

Les propositions de communication, d’environ 2000 signes (format pdf ou word), sont attendues avant le 11 septembre 2015. Elles sont à envoyer à l’adresse : journee.subjectivation@gmail.com Merci de mentionner le titre de l’axe dans lequel votre communication s’inscrit, suivi de votre nom et prénom, et de votre discipline de rattachement. Les propositions en anglais sont aussi acceptées.
N’hésitez pas à venir voir notre site internet : http://subjectivation.sciencesconf.org/

Les auteur-e-s des communications sélectionnées seront informé-e-s le 2 octobre 2015 et devront faire parvenir au Comité scientifique un résumé de 4 pages au maximum avant le 9 novembre 2015. Ces documents seront transmis aux discutant-e-s.

La journée d’étude se déroulera le 24 novembre 2015 dans l’amphithéâtre de la MSH Paris Nord, 20 avenue Georges Sand.

Dans la limite du budget disponible, les frais de transport des participant-e-s, résidant en France métropolitaine pourront être pris en charge sur demande.

Comité d’organisation

Louise VIROLE, doctorante CADIS-EHESS
Miwon SEO, doctorante CADIS-CRC-EHESS
Alexandra KASSIR, doctorante CADIS-EHESS
Louis BRAVERMAN, doctorant CADIS-EHESS
Çiğdem TEKELI PAKYAR, doctorante CADIS-EHESS
Oscar VAZ, doctorant CADIS-EHESS
Thibaud POMBET, doctorant CADIS-EHESS
Alvaro CARRANZA, master sociologie EHESS

Comité scientifique

Philippe BATAILLE, directeur de recherche CNRS (CADIS-EHESS)
Louis BRAVERMAN, doctorant CADIS-EHESS
Sandrine BRETONNIERE, post-doctorante CADIS-EHESS
Alvaro CARRANZA, master sociologie EHESS
Giulia FABBIANO, post-doctorante CADIS-EHESS
Jerome FERRET, maître de conférences en sociologie à Université Toulouse 1, CADIS (EHESS-CNRS)
Danièle JOLY, professeur University of Warwick, CADIS-EHESS,
Alexandra KASSIR, doctorante CADIS-EHESS
Sylvain KERBOURC’H, chercheur, Centre d’études de l’emploi (CEE)
Farhad KHOSROKHAVAR, directeur du CADIS, directeur de recherché CNRS (CADIS-EHESS)
Luis LOPEZ, maître assistant, École nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette (ENSAPLV), chercheur associé CADIS-EHESS
Marie PERETTI –NDIAYE, Docteure en sociologie, Membre associée au CADIS
Geoffrey PLEYERS, Chargé de recherche, Université Catholique de Louvain, CADIS-EHESS
Alexandra POLI, Chargée de recherche, CADIS-EHESS
Thibaud POMBET, doctorant CADIS-EHESS
Paola REBUGHINI, professeur, Università degli Studi di Milano (Italia)
Miwon SEO, doctorante CADIS-CRC-EHESS
Çiğdem TEKELI PAKYAR, doctorante CADIS-EHESS
Oscar VAZ, doctorant CADIS-EHESS
Louise VIROLE, doctorante CADIS-EHESS
Michel WIEVIORKA, directeur d’études EHESS, administrateur FMSH

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s