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Retour sur le Workshop Encadrement Doctoral à Nancy

Bonjour à tou.te.s,

L’association a eu le plaisir d’être associée au premier « Workshop Encadrement Doctoral » organisé par Adoc Métis, la Confédération des Jeunes Chercheurs et l’ANDès  à Nancy en septembre 2016. Parmi les personnes invitées, de nombreux acteurs de la vie doctorale étaient présents : membres de directions d’écoles doctorales, chercheurs en postes, jeunes chercheurs, associations de doctorants et membres de corps administratifs impliqués dans l’orientation professionnelle.

Les objectifs étaient doubles : (i) poser des bases de réflexion autour de problématiques récurrentes vécues par un grand nombre de doctorants ; et (ii) réfléchir à des solutions et proposer des recommandations claires. Pour ce faire, des ateliers d’échanges ont été proposés afin d’échanger formuler des propositions concrètes sous forme d’outils, de méthodes et bonnes pratiques.

Parmi les thématiques proposées, nous avons pu contribuer à une discussion autour des difficultés rencontrées en CIFRE. Nous avons notamment pu présenter les résultats principaux d’une enquête menée en amont auprès de nos adhérents, que nous souhaitons remercier à nouveau pour leur aide. Nous avons ainsi pu échanger directement autour des sujets les plus prégnants : l’apport de la thèse pour les activités de l’entreprise, la répartition du temps de présence et du temps de travail du doctorant CIFRE, sa position de médiateur entre les partenaires et ses potentiels recours en cas de difficultés ou d’abus, le rôle du directeur de recherche, les livrables demandés par l’organisme d’accueil, le rôle du comité de suivi, la position ambigüe du référent entreprise…

Le workshop a ainsi permis d’isoler plusieurs recommandations :

  • Expliciter et approfondir dès le début de la CIFRE le rôle des encadrants en cas de conflits ; organiser un audit par l’ANRT auprès de chacun des partenaires
  • A l’instruction du dossier CIFRE par la commission d’experts convoquée par l’ANRT, questionner la nécessité d’une étude sur concordance de la thèse avec les activités et attentes de l’entreprise
  • Expliciter aussi les objectifs du doctorant dans le contrat de collaboration afin d’éviter les malentendus et non-dits, concernant notamment les livrables du doctorant demandés par l’entreprise, sa productivité et son implication au sein de celle-ci
  • Affiner le rôle directeur de thèse pour qu’il puisse mieux accompagner le doctorant dans la négociation avec l’organisme d’accueil ; organiser des réunions d’informations ou des formations par l’école doctorale à destination des directeurs de thèse
  • Affiner le rôle du référent entreprise dans l’encadrement du doctorant

Pour conclure, le groupe de travail a permis de rappeler que la communication entre les acteurs reste l’enjeu majeur du bon déroulement de la CIFRE.

Cyril COUFFE et Chloé BOUR pour l’équipe ADCIFRE SHS

 

 

 

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L’enquête de l’ADCIFRE SHS sur l’encadrement doctoral

L’Association des Doctorants CIFRE en Sciences Humaines et Sociales (ADCIFRE SHS), représentant ses 200 membres répartis dans toute la France, participera au premier Workshop sur l’Encadrement Doctoral. « Cet événement vise à réunir les acteurs du doctorat pour réfléchir ensemble aux solutions à proposer aux défis actuel qui se posent aux encadrants et encadrantes, ainsi qu’aux structures en charge de l’organisation du doctorat. »

L’évènement, organisé par la CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs) dont est membre l’ADCIFRE SHS,  l’ANDès (Association Nationale des Docteurs) et Adoc Mètis se déroulera les 1er et 2 septembre 2016, dans les locaux de l’Université de Lorraine à Nancy.

Notre association proposera une table ronde où pourront être présentés et débattus les résultats d’une enquête réalisée cet été, portant sur l’encadrement des doctorants CIFRE en SHS : quelles spécificités ? quelles réalités partagées ?

Nous remercions vivement les 94 répondant.e.es à cette enquête : nous espérons porter votre expérience et des propositions concrètes d’amélioration de l’encadrement des doctorant.e.s auprès des partenaires institutionnels qui seront présents !

Merci également à toute l’équipe projet de l’ADCIFRE qui a travaillé d’arrache pied cet été : Cyril, Chloé, Romain, Guillaume, Sarah et Lisa.

Vous trouverez ci-joint une infographie synthétisant quelques grands enseignements de l’enquête.

N’hésitez pas à la partager dans vos réseaux (sociaux), et à nous faire des retours !

ADCIFRESHS-infographie_encadrement_2016_VF
L’équipe de l’ADCIFRE SHS.

L’ADCIFRE SHS 2016 sur les rails

Bonjour à tous,

suite à notre Assemblée Générale qui s’est tenue le 27.11.2015 à Paris, l’Association des Doctorant(e)s CIFRE en Sciences Humaines et Sociales continue à aller de l’avant !

Tout d’abord, l’équipe d’ADCIFRE SHS s’est renouvelée.

Un nouveau bureau a été élu à l’unanimité, composé de :

Guillaume LACROIX (Présidence)

Romain PIERRONNET (Secrétariat)

Lisa PASSAVANT (Trésorerie)

De nouveaux membres actifs participeront, aux côtés de l’équipe 2014-2015, aux 4 objectifs de l’association :

Objectif 1 : Animer un réseau autour du doctorat CIFRE en SHS

Objectif 2 : Alimenter la réflexion épistémologique sur la recherche en SHS dans le cadre d’une recherche au sein d’une institution

Objectif 3 : Interroger et valoriser l’insertion professionnelle des docteur(e)s en SHS

Objectif 4 : S’associer aux actions en faveur des SHS et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

En fonction des projets, l’Association mobilisera des membres de son bureau, du bureau élargi, et sur certains de ses 181 adhérents.

organisation-2016

Pour en savoir plus pour nos projets, proposer vos idées, faire remonter des besoins, ou contribuer, une seule adresse : adcifreshs@gmail.com !

L’équipe de l’ADCIFRE SHS

logo blanc                     Chères adhérentes, chers adhérents,

Tout d’abord, je souhaite, au nom de toute l’équipe, vous remercier pour votre soutien, votre participation et vos retours suite au colloque qui a eu lieu les 3 et 4 septembre à Rennes. Après une année bien remplie et un lancement sur les chapeaux de roue, l’Assemblée générale approche à grands pas ( 27 novembre, à Paris).

Les membres de l’association à jour de cotisation auront le droit de vote lors de l’AG. Si vous n’avez pas encore cotisé pour la période 2015/2016 (seulement 10€), nous vous encouragerons fortement à le faire en ligne depuis l’onglet “adhésion” de notre site internet.
Nous vous remercions également de confirmer votre présence sur cette page, afin de préparer au mieux l’évènement.

Soutenus et plébiscités par de nombreux partenaires (Conférence des Présidents d’Université, Écoles Doctorales, Ministère, Associations de  doctorants et docteurs, etc.), nous avons travaillé à poser les bases de l’association qui, on l’espère, s’ancrera dans le paysage universitaire, institutionnel et entrepreneurial. Notre mission : rassembler et représenter les doctorant(e)s CIFRE en SHS, et valoriser leurs compétences spécifiques acquises au cours de cette expérience si particulière.

Pour mieux connaître nos membres, leur situation professionnelle (avant, pendant et après le doctorat CIFRE) et leurs attentes vis-à-vis de l’association, nous vous proposons de répondre à ce questionnaire anonyme en ligne. Nous présenterons une partie des résultats lors de l’AG.

Enfin, l’aventure collective touche à sa fin pour la majorité du bureau actuel, désormais proche de la soutenance. Bien qu’il reste certain que nous resterons en appui, si besoin, à la nouvelle équipe, le bureau d’ADCIFRE SHS se doit de faire peau neuve. Il est en effet essentiel de renouveler les effectifs du bureau pour poursuivre les missions engagées, porter de nouveaux projets et dégager de nouveaux axes de réflexion.

Nous avons besoin de vous pour pérenniser l’association ! Pour nous, pour vous permettre de créer de la cohésion entre les doctorants CIFRE SHS. Si l’aventure vous tente, je vous propose de prendre contact avec Guillaume Lacroix (guillaume.lacroix89@gmail.com). Il est possible de s’investir un peu, beaucoup, passionnément…selon vos appétences et vos contraintes.

Nous comptons sur vous le 27 novembre !

Elodie Jimenez,

Présidente de l’association des doctorants CIFRE en SHS

Programme et plan d’accès AG ADCIFRE SHS 2015

Le colloque ADCIFRE SHS à Rennes approche à grands pas…

Le colloque « La recherche en funambule : établir une approche critique tout en étant engagé par et dans son terrain. Le cas des thèses CIFRE en sciences humaines et sociales » aura lieu les 3 & 4 septembre 2015, à l’Université Rennes II.

Les inscriptions sont désormais closes.  Vous retrouverez les informations pratiques d’accès ici, et notre brochure avec les programmes définitifs en suivant ce lien.
Le colloque se veut un espace de débat avec les acteurs de ces thèses CIFRE : doctorant-e-s, docteur-e-s, directeurs-rices de thèse, écoles doctorales, laboratoires de recherche, mais également les acteurs de l’entreprise, des associations et des administrations publiques, ainsi que les responsables gouvernementaux, de l’ANRT aux représentant-e-s du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’objectif de ces deux journées est double : enrichir la réflexion autour des questions épistémologiques liées aux thèses CIFRE ainsi que créer un réseau d’entraide et de réflexion entre acteurs des CIFRE. Ces deux axes correspondent pleinement à l’identité de l’association ADCIFRE SHS et sont particulièrement liés.

Nous souhaitons que ces deux journées puissent apporter des éclairages, nourrir la réflexion des acteurs conviés et participer à construire des thèses CIFRE de qualité, tant pour le monde académique que pour le monde professionnel.

Au plaisir de vous y voir nombreux !

L’équipe d’ADCIFRE-SHS

« Secrets de terrain » : rencontres-atelier de doctorants

L’idée de « Secrets de terrain » vient de toutes ces anecdotes drôles, embarrassantes ou problématiques qu’on rapporte d’un terrain ethnographique, mais qui n’apparaissent pas ou peu dans les publications scientifiques, y compris dans les guides d’enquêtes. Ces rencontres ont pour but de fournir un espace informel de partage et de discussion entre doctorants et jeunes (ou moins jeunes) chercheurs autour de sujets variés.

Ici, on abandonne les dictaphones pour poser les questions gênantes : celle des relations de genre sur le terrain (par exemple, comment réagir aux avances d’un informateur ?), la consommation d’alcool ou de drogue, les dilemmes éthiques qui peuvent se poser lorsque l’ethnographe assiste à des actes illégaux ou des scènes qui vont à l’encontre de ses propres convictions morales, le casse-tête que constituent les démarches administratives et la nécessité de justifier et d’expliquer l’enquête face à des institutions peu réceptives, ou encore les questions d’argent : faut-il accepter d’être invité par ses enquêtés ? que peut-on raisonnablement leur payer / se faire payer ?…

On pourra aussi aborder les problèmes d’écriture : que faut-il écrire ou omettre de ces anecdotes dans la thèse ? Comment restituer nos travaux aux personnes qui nous ont aidés ? Quels sont les problèmes posés par l’anonymisation des données de terrain ?

Anthropologues, sociologues, ethnomusicologues. .. quelle que soit votre discipline, vous êtes les bienvenus à cet atelier, où bien sûr, vos secrets seront bien gardés.

Séances : un mercredi par mois, de 17h à 19h, salle 420 du Centre Clignancourt
19 novembre, 17 décembre, 11 février, 11 mars, 8 avril, 6 mai, 3 juin.

La septième et dernière séance de l’atelier de doctorants « Secrets de terrain » , se tiendra le mercredi 3 juin de 17h à 19h, salle 420, au Centre Universitaire Clignancourt.

Centre Universitaire Clignancourt
Université Paris-Sorbonne
2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris
Métro Porte de Clignancourt

La séance portera sur le thème petites et grandes erreurs sur le terrain.

Le colloque de l’association 2015

Le colloque de l’association ADCIFRESHS aura lieu à Rennes les 3 et 4 septembre 2015. Il donnera la possibilité aux doctorants d’échanger, à travers une approche réflexive, sur les enjeux constitutifs d’une thèse de doctorat sous contrat CIFRE. A travers les interventions des doctorants, un débat sera ouvert sur l’épistémologie et la dimension critique de la recherche sous CIFRE en SHS (journée 1)

Le colloque permettra par ailleurs de faire discuter les différents acteurs de la convention CIFRE en SHS sur les enjeux et les conditions pratiques de la recherche en CIFRE : les doctorant-e-s, les directeurs/trices de thèses, les écoles doctorales, l’ANRT / Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement et de la Recherche, la Conférence des Présidents d’Université, et les structures d’accueil du doctorant-e qu’elles soient publiques ou privées (journée 2).

Appel à communication

La recherche en funambule : établir une approche critique tout en étant engagé par et dans son terrain. Le cas des thèses CIFRE en sciences humaines et sociales

Les interrogations épistémologiques sont des questions concrètes qu’il faut affronter, tout au long de la recherche, de ses commencements à son aboutissement, sur un mode réflexif (Dumez, 2012). Ce sont « des questions que l’on rencontre en se cognant contre elles et en se faisant des bosses » (Wittgenstein in Dumez, 2012). Elles sont d’autant plus prégnantes dans le cadre des recherches en sciences humaines et sociales, davantage sujettes à critique, notamment concernant leur objectivité, l’implication du chercheur sur son terrain, mais aussi une trop faible distanciation (Paillé, [2006], 2010). Bien que de telles critiques méritent d’être nuancées, l’idée reçue selon laquelle la science serait d’autant plus exacte et objective qu’elle est détachée des contingences du monde social reste vivace (Latour, 1995). Ces différentes critiques et interrogations résonnent alors même que les chercheurs sont exhortés à « sortir de leur tour d’ivoire », c’est-à-dire du laboratoire, pour s’inscrire un peu plus dans la société.

Dans ces conditions, les dispositifs que sont les Conventions Industrielles de Formation par la Recherche (CIFRE) interrogent. En effet, instrument de politique publique de la recherche promu depuis 1981 en France, ce type de dispositif reposant sur un accord tripartite permet à des doctorants de réaliser leur recherche au sein d’un organisme (qu’il soit public ou privé), pendant trois ans, en liaison avec un laboratoire de recherche au sein duquel la direction de thèse assure l’encadrement scientifique. L’organisme reçoit une subvention annuelle de la part de l’Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT) et verse au doctorant un salaire. Bien que les CIFRE soient l’apanage principal des sciences du vivant et de l’ingénieur et qu’elles soient principalement tournées vers le transfert de technologies ; elles sont de plus en plus nombreuses, chaque année, à s’inscrire dans le giron des sciences humaines et sociales.

Cette position apporte aux chercheurs un certain nombre d’avantages en permettant, notamment, un positionnement au plus près du terrain afin d’entrouvrir cette fameuse « boîte noire », souvent évoquée par Bruno Latour et d’observer et d’analyser des faits dont il peut s’avérer difficile d’avoir connaissance depuis « l’extérieur ». Pour autant, si les financements privés n’ont rien de récent et relèvent même d’une certaine tradition outre-atlantique1 ; ils posent directement la question des contraintes liée à l’élaboration de l’objet de recherche, au traitement de ce dernier ; ainsi que de la posture adoptée par le chercheur tant lors de son entrée sur le terrain, son maintien et sa sortie. Être engagé par son terrain pose donc une série de questions d’ordre pratique, méthodologique et épistémologique. Ainsi, l’une des principales difficultés réside alors dans la double position parfois inconfortable qui incombe au chercheur, à savoir être engagé dans son terrain, mais également par son terrain (Alam, Gurruchaga, O’Miel, 2012). Cette position ne signifie pas pour autant l’abandon de l’ambition scientifique ni le basculement dans un militantisme aveugle, mais nécessite une certaine réflexivité. Dans ces conditions, comment et dans quelle mesure est-il possible de produire des savoirs critiques tout en tirant profit d’une position internaliste, souvent peu accessible à l’enquêteur ?

Nous attendons des communications menant une réflexion théorique sur les implications pratiques et méthodologiques d’une telle position de recherche s’appuyant sur des enquêtes de terrain en CIFRE. En effet, c’est bien à partir de telles opérations que nous souhaitons que les réflexions soient développées, car cela nous semble être la condition pour qu’elles s’articulent à des enjeux de connaissance importants. Les communications peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs axes thématiques suivants :

Axe 1 : Contexte d’interpellation et entre-définition des acteurs

Les sollicitations de chercheurs par des structures et acteurs extérieurs au monde académique, pour répondre à des besoins qu’ils expriment, ne relèvent en rien de l’exceptionnel. Pour autant, elles interrogent. En effet, selon que le chercheur est présent en « clandestin » sur son terrain de recherche ou que sa présence ait été requise ; sa position ne sera pas la même (De Lavergne, 2007). Effectue-t-il un travail de façon contractuelle ou au contraire sur son initiative personnelle ? Bien qu’extrêmes, ces positionnements ont pour objet de démontrer l’influence du contexte d’interpellation du chercheur vis-à-vis de la place que ce dernier peut-être amené à occuper. Il pose de même la question des attendus (s’agit-il de recourir à une forme d’expertise légitimante de l’action publique ou privée ?) et de l’approche privilégiée. Ainsi, le choix de l’objet de recherche, l’orientation, ainsi que les critères définis pour l’investir relèvent-ils d’une soumission du chercheur (Singleton, 1998) ou plutôt de l’établissement d’un « questionnement conjoint » (Laurent, 2006) ? De telles interrogations nécessitent d’être posées. En effet, le contexte d’interpellation est une phase délicate, mais néanmoins consubstantielle, où chacun est amené à faire valoir son identité et les rôles attendus de chacune des parties prenantes (Audoux et Gillet, 2011) au sein de la recherche.

Les propositions pourront donc porter sur les conditions et la configuration dans laquelle la CIFRE a été produite et lancée ; ainsi que sur la façon dont le-la doctorant.e. CIFRE s’est engagé-e dans l’institution.

Axe 2 : Engagement et distanciation

Comme tout chercheur, le doctorant CIFRE est pris dans le maelström de l’engagement et de la distanciation pour reprendre les mots de Norbert Elias (1983). Se pose ainsi la question de son implication dans et pour l’organisme en tant que salarié, mais aussi d’accessibilité aux terrains et aux données ; tout en conservant une distance critique et réflexive propre au travail de recherche. Cette tension, pouvant mener à expérimenter des situations de tiraillement, remet au centre les interrogations sur les possibles d’une science critique en situation de subordination, vis-à-vis d’un commanditaire dont le salaire du doctorant dépend. En effet, au-delà de l’intérêt commun pour un objet d’étude, les règles du jeu de la recherche et de l’organisme accueillant le chercheur ne convergent pas toujours (Perrin-Joly, 2011) et peuvent engendrer des sources de tensions et des divergences d’intérêts. Mais bien que la situation puisse parfois être vécue comme conflictuelle, tirer parti d’une telle position et des appartenances multiples peut aussi constituer une ressource pour l’enquête.

Les propositions pourront questionner cette tension en l’inscrivant dans l’enquête. On attend ici des communications qui abordent les bénéfices d’une telle posture ainsi que les difficultés qu’elle peut engendrer.

Axe 3 : Restitution et valorisation des travaux

En outre, la restitution est également un moment de l’enquête. Il s’agit pour le chercheur de dessiner un espace de transition entre les apports de la recherche et les intérêts que ces derniers peuvent représenter pour des acteurs aux prises à des situations diverses (De Lavergne, 2007) ; c’est-à-dire de mettre en relation les différentes composantes de la société et la recherche en sciences sociales (Laurent, 2006). Elle peut être, à certains égards, un moment de tension ou d’incompréhension entre chercheurs et commanditaires. En effet, l’enjeu est alors à la fois de produire des savoirs qui puissent être appropriés tout en répondant aux canons académiques. Dans ces conditions, comment tenir ensemble réflexion critique, respect des règles méthodologiques et potentielles appropriations institutionnelles ? Quelles sont les conditions qui permettent des formes d’appropriation des savoirs produits par l’institution accueillant le chercheur et les acteurs ?

Les communications pourront répondre à une ou plusieurs de ces questions en prenant appuient sur l’expérience de terrain développée pendant la CIFRE.

Calendrier :
15 avril 2015 : Date limite d’envoi des intentions de communication
15 mai 2015 : Avis du comité scientifique
15 août 2015 : Date limite d’envoi des textes définitifs
3-4 septembre 2015 : Déroulement du colloque

Contacts :

Télécharger l’AAC du colloque ADCIFRESHS 2015 en cliquant ici